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ALTAI HANGAI![]() |
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Quelque part entre le mont Altaï et les steppes Hangai de la Mongolie centrale, un bout du monde où l'on vit avec les troupeaux, à même la nature, est né un groupe de chanteurs et musiciens Mongols. Le plus vieux a quarante ans, les autres ont vu le jour dans la première moitié des années 70. Cette jeunesse, cette fougue enracinée dans la steppe, a tout appris des anciens, depuis la lutte traditionnelle jusqu'aux maniements des chevaux, en passant par l'imitation des animaux, le jeu du morin-huur (violoncelle de la steppe) et le chant diphonique. |
Ensemble, Palamshav Childaa, Ganbold Muukha, Ganzorig Nergui et Byambakhishig Lhagva rendent un vibrant hommage à leur environnement. Leurs chants glorifient l'Altaï, saluent les chevaux et les chameaux, rappellent l'histoire des Mongols. L'environnement sonore de ce peuple est omni-présent dans le travail de ce groupe qui nous offre un répertoire irrémédiablement lié à la nature et sa relation étroite avec l'homme. |
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Le Khöömii ou Xöömij Chant de gorge ou chant de guimbarde, le Xöömij est un chant diphonique pratiqué par les Mongols, les Tuva et peuples voisins. Cette technique vocale consiste à émettre plusieurs sons, plusieurs voix à la fois. Le chanteur émet un son de base, venant de la gorge, au-dessus duquel il module la mélodie en travaillant sur les harmoniques. Même une oreille non avertie entend nettement que la ligne mélodique est constituée de plusieurs harmoniques. Emettant jusqu'à plus de 40 harmoniques, en effet, ce chant est obtenu essentiellement par des modifications d'ouverture de la cavité bucale. Le Xöömij (ou encore Chakkur) est en quelque sorte une imitation de la guimbarde et, par analogie avec celle-ci qui a un pouvoir divinatoire, |
possède probablement ou du moins a possédé des capacités du même ordre. Une légende mongole dit aussi que le Xöömij serait l'imitation par l'homme du chant d'une rivière coulant entre deux collines. La technique diphonique est souvent utilisée dans des chants sans paroles mais également pour ornementer des chants de louange à la gloire des hommes, des chevaux ou du pays (comme le très beau Altaï magtaal que chante le groupe Altaï-Hangai). Les Mongols ont au moins six techniques de chants diphoniques : le Xöömij nasal, le pharyngé, le thoracique, l'abdominal, le narratif et l'isgerex dit voix de flûte nasale (cf. les études de Tran Quang Hai). Les Tuva en ont vraisemblablement plus encore. |
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